Sale temps pour les artistes. J'apprends que J.D. Salinger, l'auteur du roman de jeunesse le plus célèbre du siècle dernier vient de camarder. Célèbre au point qu'il est devenu un classique, même de ce côté-ci de l'Atlantique.
"The catcher in the rye" est, on peut le dire, le roman de jeunesse qui rend l'image la plus juste de ce qui peut se passer dans le coeur et la tête d'un adolescent. Je n'en connais pas qui "sonne" plus vrai, qui fasse plus regretter que le personnage principal ne soit qu'un être imaginaire. La reconnaissance envers Salinger, de son vivant, était telle qu'un auteur comme "Lemony Snicket" (celui des orphelins Baudelaire) s'était amusé à nommer un de ses méchants "Esmée Squalor".
Avant cela, c'était Jacques Martin, autre enchanteur de l'enfance et de l'adolescence, qui passait l'arme à gauche. Sans lui, les nombreuses heures de permanence que j'ai passées à la bibliothèque de mon collège n'auraient pas eu le même intérêt
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Quelques autres nouvelles en passant, qui se résument à deux dîners
- le premier dans une auberge frioulane à Milan, où le patron a sorti sa guitare à la fin du repas et chanté du Brassens (en français), du Simon & Garfunkel et de nombreuses autres choses. La grappa était phénoménale, et la queue de boeuf aussi. Il paraît (il faut toujours croire ce que dit le patron) que c'était le plat préféré de Jules César.
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- le second hier soir près des Invalides, après un intéressant débat dans les locaux du Monde sur la garde à vue, où Maître Leborgne, bâtonnier adjoint, a fait la démonstration d'une partie de son art (et il est grand) face à une avocate-passionaria réclamant la suppression pure et simple de la garde à vue et à un commissaire divisionnaire qui jouait le rôle du méchant et à qui deux ou trois méchancetés réelles ont échappé. J'étais en très agréable compagnie et nous avons descendu un Châteauneuf blanc La Nerthe je ne sais plus l'année qui était franchement très au niveau.
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